Programme culturel du Palais Brancovan de Mogosoaia

Mars

2.03 – 30.04 Maria Monica Vaida: Il n’y a que le rythme; tapisserie. Espace de L’ancienne Cuisine

3.03 – 3.04 Nistor Coita : Atelier 2000 -2011. Parterre du palais, curateur Madalina Mirea

3.03 – 3.04 Camelia Comsia: La saison des gris, peinture, Gallerie du Belvédère

10.03 – 10.04 Lucian Butucariu, Madalina Papastere, Sous le signe de Murano, magie du verre , Maison des Arts

Avril

1.04 – 7.04 Sur le chemin de la gloire, Concours musical pour les jeuns interprètes, III ème édition: instruments à cordes, piano, instruments à vent, formations trio, quatuor, Espace muséal, salle des tapisseries

6.04 – 10.05 Florin Ciubotaru : En cours de route. Parterre du palais

6.04 – 10.05 Henry Mavrodin : Instantané blond avec inclination á 45 degrès. Gallérie du Belvédère

7.04 – 12 .05 Dan Popovici : Ecritures en verre, Espace de l’ancienne Glacière, curateur Cristina Bolborea

14.04 – 30.05 Robert KötelessHyperstar et d’autres signes, Maison des Arts

14.04 – 20.05 Mihai Tzopescu : Les portraits de lumière, sculpture en verre, espace de L’ancienne Cuisine

21. 04 Concert des lauréats du Concours musical de 2012, Espace muséal

28. 04 Concert de musique ancienne: la guitare, le luth, le théorbe

Mai

10 .05 La Roumanie Royale, une page de l’histoire. Visite guidée dans l’exposition de photos historiques

10.05 – 10.07 Résidence accordée à un graphiste de Salzburg. Studio des artistes

11.05 Elena et Marcel Scutaru : Figures et images, Gallerie du Belvédère

12.05 Concert Arcangello Corelli : L’ Integrale des sonates pour violon

18.05 – 30.06 Silvia Radu: Le jardin aux anges. Sculptures et peintures récentes, curateur Dan Haulica

19.05 Concert: François Poulenc, Les sonates pour piano et hautebois, clarinette, flûte

19.05 – 30.06 Catalin Hrimiuc : In vitro (sculpture en verre optique) Espace de la Glacière

25.05 Récital Horia Mihail : Beethoven, Paul Constantinescu

4, 11, 18, 25 Ateliers pour les enfants: métiers et créativité aux Serres Bibesco

4, 12, 19, 26 Le théatre du grand noyer (spectacle musical avec marionettes pour les plus petits)

26.05 – 20.07 Cosmin Moldovan : Le quotidien fabuleux, sculpture, L’ancienne Cuisine

Juin

2. 06 Jazz et créativité musicale pour les enfants Mircea Tiberian & les amis du Jazz

2.06 – 30.06 Marcel Lupse : HERBOLARIUM peinture et objets, Maison des Arts

9.06 Concert de Jazz Dan Ardelean et ses invités; Quelques histoires du jazz

15.06 – 15.08 Résidence accordée a un artist visuel de Düsseldorf

2, 9, 16, 23, 30 Le théatre du grand noyer, Les mousquetaires, théâtre de marionettes

1, 8, 15, 22,29 L’école Agathonia, Les petits maîtres potiers dans le parc du palais

Juillet

6.07 – 1.08 Rétrospective de peinture Alexandru Chira : Penser peinture; des sens cachés, curateur Pavel Susara

6.07 – 30.08 Marius Bacriu : Ailes et envols, sculpture, intervention dans l’espace muséal

7.07 – 8.08 Daniela Codita Muhr : Parcours. peinture, Maison des Arts

29.07 – 30.08 Stefan Radu Cretu : Etude sur le mécanique du vivant, sculptures, collages. La Cuisine

Tous les jeudis : Rencontre des petits artisans en vacances

Tous les dimanches : Le théatre de marionettes au grand noyer

Août

3.08 – 3.09 Artistes de la Generation ’67. Parterre du palais, espace Belvédère, Curateur M. Mirea

11 .08 – 12.09 Aniella Ovadiuc, G. Cozma Portraits en céramique, Maison des Arts

11.08 – 30.09 Ioana Stelea : Memoires en verre gravé. Espace de la Glacière

16.08 – 30.08 Atelier international de céramique

Tous les jeudis : Rencontre des petits artisans en vacances

Tous les samedis : Hors concours; les jeux du ballon et celles de l’imagination

Tous les dimanches : Le théatre de marionettes au grand noyer

Septembre

8.09 – 15.10 Exposition internationale de céramique. Parterre du palais, curateur Cristina Rusu

8.09 – 10.10 Tiberiu Mangutza : Dans l’univers de Hiéronymus, espace Belvédère

8.09 – 15.10 Elena Lot Vlad : Sculptures en céramique, Espace de L’ancienne Cuisine, curateur M. Mirea

15.09 – 15.10 Valeriu Mladin : Bestiarium politique, peinture, dessins, curateur M.Plamadeala

Octobre

2.10 – 30.11 Silviu Batariuc : Peinture, icône, poésie, espace Belvédère

12.10 – 30.11 Cristina Bolborea : Terres de pipes et d’Orient, espace de la Glacière

13.10 – 20.11 Dinu Campean : Retrospective de sculpture, Espace de L’ancienne Cuisine, curateur Aurelia Mocanu

19.10 – 20.11 Ioachim Nica : Le dessin contemplatif, Parterre du palais

19.10 – 20.11 Symon Gyorgy: Lithograpies, Maison des Arts

Novembre

23.11 – 30.01 2014 Dan Constantinescu : Effigies á travers le temps, peinture, Palais

23.11 – 20.10 Gheorghe Maftei, Sculpture, La Cuisine, curateur M. Plamadeala

24.11 – 20.01 Mirela Iordache : Image et signe dans la peinture de la jeune generation. Maison des Arts , curateur Mihai Plamandeala

Site du Palais de Mogosoaia

Dramaturgie arabe contemporaine

"The Trap" Photo © Sabrine Mukarker

Dans le cadre de Marseille-Provence 2013, la Friche Belle de Mai conduit le projet Dramaturgie arabe contemporaine qui met en œuvre un large programme de diffusion, de création et d’édition de textes retenus par un comité de lecture réunit en 2012 à Avignon. La MAV soutient le programme de traduction de ce projet dont nous voulions saluer le premier Acte : la création cette semaine à l’El Teatro de Tunis des trois textes retenus par le comité de lecture et leur parution, dans une édition bilingue, aux éditions Elyzad de Tunis, dirigées par Elisabeth Daldoul.

9 textes arabes traduits en français et publiés

Avec le concours de la Maison Antoine Vitez, Les Editions Elyzad, les Editions Jidar 4, la Réplique et Radio Grenouille

Des traducteurs ou des binômes de traducteurs, choisis par les porteurs du projet et la Maison Antoine Vitez, proposeront d’ici mars 2013 une version française de 7 textes de théâtre sélectionnés :

Hello veut dire, de Tarek Elbacha (Liban) : traduit de l’arabe par Marie Elias avec la collaboration de Laurent Muhleisen

Pronto Gagarine de Nidhal Guiga (Tunisie): traduit de l’arabe par Natacha de Pontcharra

Bye Bye Gillo de Taha Adnan (Maroc): traduit de l’arabe par Mohamed Hmoudane avec la collaboration de Laurent Muhleisen

Sous X de Samia Amami (Tunisie) : traduit de l’arabe par Hamdi HEMAIDI avec la collaboration de Natacha de Pontcharra

Les petites chambres de Wael Kaddour (Syrie) : traduit de l’arabe par Hala Omran et Wissam Arbache

La peur de Hatem Hafez (Egypte) : traduit de l’arabe par Jumana ElYasiri

La Maison d’Arzé Khodr (Liban): traduit de l’arabe par Leila ElKhatib

Les Editions elyzad, Jidar 4 et le Friche la Belle de Mai s’unissent pour proposer une publication bilingue arabe / français de ces textes d’ici fin 2013.

En parallèle, la Réplique, collectif d’acteurs en région PACA et Radio Grenouille s’associent pour faire découvrir les auteurs et dramaturges du monde arabe à travers l’émission Ramdam, dans laquelle interviews d’auteurs et lectures d’extraits de leurs textes sont mis en perspective pour un éclairage nouveau sur l’actualité culturelle, politique et sociétale du monde méditerranéen.

Projet développé grâce au soutien de la Région Provence-Alpes-Côtes d’Azur, du Conseil Général et de la Maison Antoine Vitez.

La Réunification des deux Corées

Photo de répétition / Elisabeth Carecchio
jusqu'au 3 mars 2013
aux Ateliers Berthier, à Paris

création

de mise en scène par Joël Pommerat
scénographie et lumière Éric Soyer
musique originale Antonin Leymarie
costumes Isabelle Deffin
son François Leymarie
vidéo Renaud Rubiano

avec Saadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Yannick Choirat, Philippe Frécon, Ruth Olaizola, Marie Piemontese, Anne Rotger, David Sighicelli, Maxime Tshibangu


Artiste associé à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, Joël Pommerat aura joué à fond des possibilités de modulation que lui offre Berthier. Il y a eu l’arène circulaire de Ma chambre froide qui concentrait notre attention sur le monde d’Estelle (si limité et si vaste à la fois, fermé de toutes parts et s’ouvrant peu à peu de l’intérieur). Il y a eu la boîte à l’italienne de Cendrillon, somptueux sarcophage tantôt cruellement transparent, tantôt pesant comme une crypte qui tiendrait pourtant lieu d’abri.

Voici à présent cette «vallée» dont parlait Pommerat dans un texte récent, aire de jeu tout en longueur comprimée entre nos deux haies de regards. L’arène ou la boîte suggéraient, de par leur relative clôture, que quelque chose de l’action dramatique venait s’y laisser prendre pour être observé tout à loisir, comme dans une cage ou un dispositif expérimental.

Par contraste, la scène bifrontale (tout en donnant un relief particulier à la pression qu’imprime sur le plateau la masse du public – pression qu’elle rend perceptible en tendant à ce public, tel un miroir, sa propre moitié lui faisant face) laisse à ses deux extrémités la zone de jeu et les gradins se terminer, de façon également abrupte, sur des issues qui semblent appeler un mouvement de fuite.

Là où Schnitzler avait imaginé une ronde pour suivre la course folle d’éros à travers la société de son temps, Pommerat a disposé un défilé : entre nos deux Corées de spectateurs, un no man’s land où nul ne peut résider, espace contraint, passage obligé où les corps, un instant, s’engagent les uns après les autres comme les grains d’un sablier avant de poursuivre hors champ leur trajectoire mystérieuse ou banale.

Qu’est-ce qui donc défile à travers ce goulet ? La Réunification des deux Corées se compose d’une vingtaine de moments dramatiques aux dimensions aussi diverses que leurs climats : une «mosaïque» de «nouvelles» (les termes sont de l’auteur) dont Pommerat a longuement éprouvé la structure au plateau avec ses comédiens et son équipe. Il incombe désormais à chaque spectateur de contribuer activement (comme dans d’autres spectacles de la compagnie Louis Brouillard auxquels celui-ci pourrait faire songer : Cercles / Fictions, par exemple) à bâtir un autre type de cohérence à base d’échos, d’affinités de forme ou de contenu, d’inflexions et de variations autour du thème de l’amour – quel que soit le sens que l’on donne à cette expérience fondamentale que nous partageons tous, ne serait-ce qu’en éprouvant son absence. À partir de quelques-unes de ses figures, Pommerat en a esquissé une sorte d’état des lieux à l’orée du XXIe siècle, posant quelques balises au bord d’un territoire commun pour nous offrir d’en reconnaître encore, toujours, l’étrangeté.


production : Odéon-Théâtre de l’Europe, Compagnie Louis Brouillard, Théâtre National de Bruxelles, Folkteatern – Göteborg, Teatro Stabile di Napoli – Naples,Théâtre français du Centre national des Arts du Canada – Ottawa, CNCDC de Châteauvallon, La Filature Scène Nationale – Mulhouse, les Théâtre de la Ville de Luxembourg.

en collaboration avec Teatrul National Radu Stanca – Sibiu.

Avec le soutien du Programme Culture de l’Union européenne.

Résidences de création au Théâtre National – Bruxelles, au Centre National de Création et de Diffusion Culturelles de Châteauvallon et à l’Odéon Théâtre de L’Europe/Ateliers Berthier.

La compagnie Louis Brouillard est conventionnée et reçoit le soutien du Ministère de la Culture/Drac-Ile-de–France et de la Région Ile-de-France.

 


Réserver en ligne

Réserver par téléphone : (+30) 01 44 85 40 40
du lundi au samedi de 11h à 18h30 (à l’exception des jours fériés).

Accès et horaires

Première édition d’un festival africain de toutes les danses

VIDEO

Ouagadougou International Dance Festival
Le festival de toutes les danses
Première Edition 2013

La chorégraphe burkinabè de renommée mondiale, Irène TASSEMBEDO, crée du 19 au 26 janvier 2013, un festival international consacré à la danse au Burkina Faso.

Les créateurs africains sont aujourd’hui davantage présents sur les scènes internationales, ce qui leur permet d’enrichir et de diversifier leurs œuvres au contact des danses et chorégraphies des autres continents. À l’inverse, de nombreux artistes chorégraphiques européens et américains s’inspirent de danses africaines, qu’elles soient traditionnelles, modernes ou contemporaines.

Mais si quelques danseurs d’Afrique voyagent à travers le monde, la plupart des artistes et du grand public de ce continent connaissent mal ou pas du tout les danseurs et chorégraphes d’ailleurs, des diasporas africaines des Caraïbes, Amériques et d’Europe…

En réponse à ce constat, Ouagadougou Internationale Dance Festival a créé un événement annuel d’envergure internationale consacré à la danse, localisé à Ouagadougou, qui réunira des artistes de haut niveau provenant du monde entier et notamment du continent africain et des diasporas africaines.

L’objectif général est de contribuer au développement et à la diffusion de l’art de la danse dans toutes ses diversités, au Burkina Faso, en Afrique et dans le monde, par la création d’un évènement africain inédit d’envergure internationale.

Cet évènement contribuera à changer l’idée que le grand public se fait de la danse, en lui présentant des formes artistiques variées de cet art, sélectionnées pour leur haut niveau de qualité, dans le souci de montrer la plus large diversité d’origine, d’inspiration et de style : de la danse traditionnelle à la danse contemporaine, en passant par les danses urbaines (street dance, hip-hop, breack dance, crumping, coupé-décalé…), la comédie musicale, etc.


LE FESTIVAL :

« L’Afrique, réputée dans de nombreux pays comme un important berceau du rythme et de la danse, ne possède pas encore un rendez-vous festivalier régulier d’envergure internationale centré sur l’art de la danse. Beaucoup des danseurs africains qui ont dû quitter leur continent font partie aujourd’hui des plus grandes compagnies sans pour autant avoir la possibilité de revenir en Afrique et d’avoir un espace où montrer leurs expériences ainsi que leurs créations.

C’est pourquoi Irène Tassembédo et son équipe ont conçu ce projet de créer au Burkina Faso, pays africain de la danse, un festival annuel, ouvert à toutes les disciplines et formes de la danse, sans restrictions, et en donnant une place particulière aux diasporas africaines du monde entier.

De par son caractère multiculturel, son souci de faire vivre les patrimoines africains et son inscription dans le présent, Ouagadougou International Dance Festival (OIDF) entend revenir à la danse d’expression plurielle. Le festival se pense comme un espace de rencontre, de création, de transmission, de partage et de métissage des cultures, des formes et des techniques dans le champ de la danse.

L’OIDF sera également un lieu d’initiation pour les spectateurs, les chorégraphes et les danseurs au profit desquels seront organisés des moments d’échange avec les artistes, des stages, des workshops-conférences, lectures démonstrations, projections de films, expositions de costumes et instruments de musique.

Cet évenement contribuera à mener un travail aupres du grand public, populaire et familial , non habitué à voir des spectacles de danse, en lui présentant des formes artistiques variées sélectionnées pour leur haut niveau de qualité, dans le souci de montrer la plus large diversité d’origine, d’inspiration et de style dans l’art de la danse : de la danse traditionnelle à la danse contemporaine, en passant par les danses urbaines (street dance, hip-hop, break dance, crumping, coupé-décalé…), la comédie musicale, etc. Le tout dans des conditions festives et à coût réduit, accessible à tous.

Le festival sera un moment fort de la vie culturelle du Burkina Faso bénéfique à de nombreux acteurs : pour les artistes avec l’opportunité de création et de diffusion de spectacles, mais il contribuera également au développement durable de ce pays dans les secteurs de la culture et du tourisme, en donnant lieu à de nombreux emplois artistiques, techniques et dérivés….

Bon spectacle à tous !


Artistiquement,


L’équipe de l’OIDF

 »


LA PROGRAMMATION

«Maître Puntila et son valet Matti» de Bertolt Brecht

photo © Agathe Poupeney

7.01 - 03.02.2012
Théâtre d'Ivry Antoine Vitez
 durée 3h10
CREATION

texte français : Michel Cadot
mise en scène : Guy Pierre Couleau 
assistanat à la mise en scène : Carolina Pecheny
scénographie : Raymond Sarti
lumières : Laurent Schneegans
costumes : Sabine Siegwalt
assistée de : Annamaria Rizza
musique : Paul Dessau, Philippe Miller 
maquillage : Kuno Schlegelmilch 
avec

Pierre Alain Chapuis, Luc Antoine Diquero, Sébastien Desjours, François Kergourlay, Nolwenn Korbell, Pauline Ribat, Rainer Sievert, Fanny Sintès, Serge Tranvouez, Jessica Vedel, Clémentine Verdier

 


PUNTILA – Ce qui est encore pire, c’est que pendant ces accès de sobriété totale, insensée, je tombe carrément au niveau de la bête. A ce moment-là je n’ai plus la moindre inhibition. Je suis alors pleinement responsable de mes actes.

De Brecht à Chaplin

Cette pièce, écrite en 1940, dépeint le caractère ambigu et imprévisible d’un propriétaire foncier, Maître Puntila, dont l‘alcoolisme transforme singulièrement la personnalité. Sobre, il est méprisant, colérique, calculateur. Ivre, il devient prodigue, affable, proche des travailleurs. Le témoin privilégié de ses métamorphoses n’est autre que son valet Matti, dont l’intelligence et l’esprit de liberté donnent à son langage une grande saveur comique et ironique. Mais le valet finit par se lasser des changements d’humeur violents de son maître et décide de s’émanciper.

Ma première inspiration pour mettre en scène Maître Puntila et son valet Matti provient du film de Charlie Chaplin Les Lumières de la ville. Dans ce film, Charlot, un vagabond, se lie d’amitié avec un millionnaire excentrique qui le traite avec tous les égards lorsqu’il est ivre, mais oublie de le reconnaître quand il est sobre. C’est cet argument qui sert de base et de prétexte à Brecht pour écrire la fable géniale de Maître Puntila.

Puntila et son valet Matti, autre face de lui-même, sont les deux visages d’un même être intemporel et universel : l’homme dans sa duplicité, alternativement porté vers la douceur du partage généreux et altruiste ou bien aliéné d’un égoïsme profond, qui le rend dépendant de sa propre méchanceté.

Brecht qualifie lui-même Maître Puntila et son valet Matti de “ Volkstück ”, c’est-à-dire de “ pièce populaire ”, littéralement de pièce du peuple. Par les moyens d’écriture les plus variés, passant du didactisme à un certain lyrisme, du tragique à la comédie, il explore beaucoup des possibilités qu’offre le théâtre pour contribuer à changer le monde. Mais peut-être surtout, pour toucher l’autre en face de lui et par le théâtre, provoquer en son frère humain une réflexion personnelle, une quête intime de vérité et une introspection joyeuse, ludique et profonde.

Guy Pierre Couleau

Production Comédie De l’Est Centre Dramatique National d’Alsace. Coproduction Théâtre Firmin Gémier/La Piscine – Scènes Vosges/Epinal, La Coupole à Saint Louis, Le Théâtre des Quartiers d’Ivry. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National. L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.


Aller à Ivry

Billeterie en ligne

DEMONEN de Lars Norén

Demonen © ogen-blik.be

Demonen

auteur : Lars Norén  
mise en scène : Domien Van Der Meiren  
scénographie : Danny Cobbaut   
éclairages : Kishan Singh  

theatermakershuis de Queeste, Toneelgroep Maastricht

avec Lien De Graeve, Bram Van Der Kelen, Bram De Win, Lotte Driessen

L’auteur suédois Lars Norén (°1944) compte parmi les dramaturges contemporains les plus influents. Son Demonen met en scène deux couples d’une trentaine d’années, qui se battent contre la solitude et ont peur de l’ennui de la vie de couple. Frank et Katarina n’ont pas d’enfants, ils sont pris au piège d’une relation étouffante. Tomas et Jenna ont deux enfants et sont heureux… en apparence. Lors d’une soirée passée à quatre, tout vole en éclats. Une pièce chargée d’émotions interprétée par de jeunes acteurs convaincants.

Dans le cadre de: Cycle Theater op de middag
Langue: Néerlandais
Lieu :  Palais des Beaux-Arts / Salle M (Plans de salles), à Bruxelles
Mardi 18.12.2012 - 12:40 > 14:40
Prix  € 7,00: Catégorie de base
Billeterie en ligne

Production: BOZART THEATRE

Tout bas… si bas

« Tout bas… si bas »

une pièce de Koulsy Lamko

Mise en scène: Joanna Andraos & Wissam Kotait
Scénographie et Costumes: Nadim Deaibes
Création sonore: Jawad Nawfal
Lumières: Kobayashi Issa
Direction technique: Marc Khoury
Traduction: Edmond Hedded
Distribution
Joanna Andraos
Daniel Balabane
Samar Baldo
Caroline Hatem
Jean-Elie Jed
Wissam Kotait
Dana Mikhail
Karim Monsef

Synopsis
Un père démissionnaire perché sur un arbre, une vieille sans descendance chassée de son village pour sorcellerie, et une gamine précoce prête à tout pour s’en sortir, annonce la naissance d’un bébé miraculeux.
Telle est la trinité qui ouvre la pièce.
A peine annoncée, la naissance du bébé, relayée par la voix d’un reporter, devient l’objet de toutes les convoitises et attire les représentants d’un pouvoir frelaté: l’Armée, l’Eglise, l’Islam, l’Autorité politique. « Tout bas… si bas » fait écho au contexte libanais et jette un regard onirique et critique sur le fonctionement d’une société ancrée dans des traditions obsolètes.

Dates
Du 13 décembre au 16 décembre à 20h30 précises.
Le 27, et 28 décembre à 20h30 précises

LE TOURNESOL – TAYYOUNEH
Reservation
Tél: 00961 (0) 1- 38 12 90 et (0) 3- 67 52 64

Info: Shams Association

S Druge Strane

Photo © Mara Bratoš

S Druge Strane (De l’autre côté)

spectacle en croate surtitré en français

La Colline
Grand Théâtre
du 13 Décembre 2012
au 20 Décembre 2012

durée 1h15

du mercredi au samedi à 20h30
le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30
spectacle de Nataša Rajković et Bobo Jelčić
avec Nikša Butijer, Jadranka Ðokić, Ksenija Marinković, Krešimir Mikić

« L’histoire d’une vie a beau tenir en une seule phrase, enfin de compte, il est rassurant de savoir que cette phrase peut être formulée de millions de manières différentes. »

Artistes croates, Bobo Jelčić et Nataša Rajković travaillent ensemble depuis une quinzaine d’années. Leur théâtre, désormais connu sur beaucoup de scènes européennes, s’invente avec les acteurs. Confiants dans la poésie du hasard, ils pratiquent des collages de réel et de jeu, en mêlant des bribes de conversations, le monde des objets, des situations quotidiennes, au vécu des comédiens et à leur propositions de jeu. De l’autre côté met en scène quatre personnes solitaires qui tentent de raconter leur histoire au public. Au centre une femme, la quarantaine, qui ne va pas très bien… Autour d’elle son fils, une voisine, un ami, d’abord compatissants, deviennent peu à peu allergiques à son manque d’énergie : la machine des reproches et des accusations s’emballe… Sur ce canevas volontairement banal, se développe un spectacle décalé, aigu et souvent drôle : cadeau du théâtre à ce qu’a de singulier et de précieux la vie d’une famille moyenne – à moins que ce ne soit la vie qui fasse ici cadeau à la scène de sa folie ordinaire.

production
Zagrebačko kazalište mladih (Théâtre des Jeunes de Zagreb) coproduction Centar za dramsku umjetnost 
(Zagreb), Hebbel - Am - Ufer (Berlin), Theorem (Riga)

coréalisation La Colline – théâtre national, Festival d’Automne à Paris, dans le cadre de “Croatie, la voici”, Festival croate en France organisé par le ministère des Affaires étrangères et européennes, le ministère de la Culture et de la Communication, le ministère croate des Affaires étrangères et européennes, le ministère de la Culture de la Croatie et l’Institut français, avec le soutien de la ville de Zagreb

compagnie
Croatie La Voici, le festival de la Croatie en France
Réservations:
+ 33 (0) 1 44 62 52 52
billetterie@colline.fr

billeterie en ligne

« Amalia respire profondément » d’Alina Nelega

Alina Nelega

Amalia respire profondément

d’Alina Nelega

Traduit du roumain par Mirella Patureau

C’est l’histoire d’une fille d’une naïveté un peu suspecte, qui traverse décennie après décennie l’histoire de plomb d’un pays qui peine à sortir de sa « transition ». Toute une vie ballotée entre grotesque et tragique, toute une société mal décidée entre les âges et les choix politiques absurdes. Respirer, profondément, à en devenir plus léger que l’air et se libérer du sol. Un geste vital : l’effort de rester en vie, de survivre dans des conditions irrespirables. Alors le dernier soupir devient un moment libérateur, la délivrance d’un long cauchemar. Dans un style simple et direct, traversé par une poésie intense et noire, Alina Nelega nous emmène entre petites histoires et grande Histoire, dans un jeu permanent entre distanciation et identification, à la recherche d’un nouveau souffle.

Alina Nelega est née en 1960 en Roumanie. Auteur dramatique, prosateur et metteur en scène, ses pièces sont traduites en de nombreuses langues, publiées et jouées en Roumanie et à l’étranger. Elle participe à de nombreux festivals et échanges culturels en Europe et en Amérique du Nord, bénéficie de résidences internationales et reçoit de nombreux prix. En 1997 elle crée Dramafest, festival de la nouvelle dramaturgie, à l’origine du théâtre underground Ariel.

Ouvrage réalisé en partenariat avec Eurodram – réseau européen de traduction théâtrale, et publié aux éditions l’Espace d’un instant à l’initiative de la Maison d’Europe et d’Orient.

ISBN 978-2-915037-71-5

Le vernissage d’Amalia respire profondément aura lieu le vendredi 16 novembre, à 19h, à l’Institut Culturel Roumain, en compagnie de Dominique Dolmieu, Bernard Lory, Mirella Patureau et Tudor Tepeneag.

Le spectacle Amalia respire profondément, mis en scène par Bobi Pricop, aura lieu les 19 et 20 novembre à 20h, dans la salle byzantine de l’ambassade de Roumanie à Paris.

http://www.icr.ro/paris/

« Ubu roi » par l’équipe du Théâtre Hongrois de Cluj à Paris

"Ubu roi" dans la mise en scène de Alain Timar. Photo : István Biró

Le spectacle Ubu roi sera présenté à Paris, à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, du 13 au 18 novembre: le spectacle mis en scène par Alain Timar sera joué six fois devant le public français, dans la grande salle du théâtre. À Cluj, Ubu roi sera présenté une dernière fois avant la tournée le 2 novembre, à 20h.

À propos du spectacle, Maria Zărnescu écrivait dans Yorick, magazine de théâtre en ligne: « La beauté du corps humain est mise en évidence par la bonne forme physique, les qualités vocales et la discipline des acteurs sur la scène: une équipe disciplinée et créative, intelligente et pleine d’humour, unitaire mais composée d’individualités remarquables. La performance des acteurs est individuelle et collective, dans une succession de flux et reflux. Dans le cadre du spectacle, les scènes individuelles alternent avec celles collectives.

Par cela, le metteur en scène Alain Timar semble avoir découvert le secret de l’équipe du Théâtre Hongrois de Cluj. Un secret qu’il transpose dans des images inoubliables: visages multiples de Mère Ubu et Père Ubu, ainsi que des épisodes remarquables par leur originalité et leur humour – la visite rendue par Capitaine Bordure et ses soldats, la parade du régiment à cheval, l’argent donné au peuple, le prélèvement des impôts des paysannes, les scènes ayant lieu à la cour du tsar Alexeï ou place Varsovie, dont les protagonistes sont Blegoslav et ses partisans, véritable bande de quartier. Des bagarres, des luttes, des absurdités pimentent le spectacle.

Les métaphores créées par le metteur en scène pâlissent parfois devant cette sarabande histrionique, assurant la primauté des acteurs dans le cérémonial scénique. Néanmoins, le papier reste un symbole important et sa fragilité apparente disparaît en raison de ses usages multiples, découverts au fil des siècles. »

***

D’une blague de lycéens farceurs, Ubu roi est devenu, sous la férule et la plume d’Alfred Jarry, une œuvre monstrueuse et mythique à bien des égards:

– par sa réputation d’abord : qui ne connaît pas le couple Ubu? Leur inénarrable et célèbrissime aventure est passée à la postérité…et même dans le langage courant avec le mot ubuesque qui désigne un caractère comiquement cruel et couard,

– par le nombre de personnages ensuite : une bonne vingtaine ainsi que les peuples des villes et des champs, des nobles, des courtisans, pas moins de deux armées, un ours et des fantômes!

– par l’extraordinaire foisonnement d’idées enfin et une liberté de ton tant au niveau du fond que de la forme. Dans ce dépassement des limites, ce franchissement allègre du raisonnable, on reconnaît à coup sûr une veine surréaliste.

Quel plaisir de s’emparer d’une pièce où souffle un vent de révolte et d’insubordination extrême!

Ubu roi dénonce bien sûr les systèmes politiques qui engendrent folie et absurdité de la course au pouvoir, raille les dictateurs accomplis ou en herbe prêts à d’invraisemblables compromissions pour arriver à leur fin, mais plus encore porte un regard caustique mais lucide sur les comportements humains, le tout dans un grand éclat de rire impertinent et salvateur. Le merdre et le cornegidouille du Père Ubu résonnent aux quatre coins du monde pour mieux lancer un défi universel à la bêtise arrogante et triomphante, l’avidité sans scrupules, la bassesse, la veulerie, les lâchetés de vos pauvres frères en la mort comme l’écrit Albert Cohen.

Rions des faiblesses de l’humanité, mais regardons bien dans le miroir : il y a du Père et de la Mère Ubu en nous, du meilleur et du pire, de l’ombre et de la lumière, du fort et du faible, du valet et du maître, du masculin et du féminin, du héros et du traître, du saint et du criminel. Ces personnages nous ressemblent : rions donc de bon cœur… et d’abord de nous-mêmes, rions à nous en faire péter la panse.

C’est dans ce contexte de dérision, d’autodérision et de férocité joyeuse que les acteurs traversent leurs personnages (avec un s), car ici l’habit fait le moine, autrement dit le costume fait vivre le personnage. Oui, chaque acteur peut se retrouver dans la peau du bon ou du méchant, du gagnant ou du perdant en fonction de l’humeur ou de l’histoire. C’est dire combien la dépense physique, l’énergie vitale, une sorte de voracité organique doivent pulser le rythme du spectacle.

J’emploie sciemment ici le mot spectacle car il contient cet esprit d’inventivité et de folie créatrice dans lesquels je souhaite plonger, quitte à transgresser (et avec entrain) les conventions théâtrales.

Regardons , nos acteurs entrent en scène… Les ububerlus déferlent : ils démolissent avec joie, dénoncent avec rage, mais pour mieux ré-enchanter le monde. Ils ont retrouvé l’ingénuité, l’insolence et le pouvoir d’émerveillement de l’enfance, un peu comme Miró ou Picasso à la fin de leur vie.

Je pense aussi à Paul Klee et à Jean Rouch. Le premier pour ces sculptures: petites figurines naïves aux couleurs vives réalisées avec des morceaux de bois, des bouts de ficelles et de chiffons, source d’inspiration certaine pour l’univers plastique. Le second en tant que cinéaste ethnographique et par rapport au jeu des comédiens. Je revois ce fascinant film documentaire tourné au Ghana Les maîtres fous (1954) sur les cultes des Haouka, de l’extrême engagement des participants et de la violence qui se dégageaient de ces danses de possession. Nos ububerlus doivent porter en eux ce rituel d’expiation, exutoire des malheurs du monde, de la cruauté de l’être humain et donc reflet de notre civilisation.

Décidément, le théâtre occidental a beaucoup à apprendre de ces rituels animistes ancestraux du continent africain.

En conclusion et en réaction à la logique rationnelle d’un Descartes et de son fameux: Je pense, donc je suis, cet Ubu roi là pourrait se placer sous le signe de la réflexion cabalistique suivante: Je lis, j’interprète, je critique, je m’oppose, j’écoute, j’écris, je questionne, je réponds, je cite, je ris, je raconte, je nomme, je discute, j’interpelle, je prie, j’apprends, j’enseigne, je vis,… donc je suis.  (Alain Timar)

Père Ubu	Zsolt Bogdán
Père Ubu	Áron Dimény
Père Ubu	Loránd Farkas
Père Ubu	Sándor Keresztes
Père Ubu	Ervin Szűcs
Père Ubu	Loránd Váta
Mère Ubu	Csilla Albert
Mère Ubu	Enikő Györgyjakab
Mère Ubu	Emőke Kató
Mère Ubu	Júlia Laczó
Mère Ubu	Tünde Skovrán
Mère Ubu	Csilla Varga
metteur en scène	Alain Timar
scénographe-costumier	Alain Timar
régie plateau	Imola Kerezsy
régie plateau	Zsolt Györffy

Réserver en ligne
http://www.athenee-theatre.com/