27 mars : Journée Mondiale du Théâtre 2013

photo du théâtre ancien grec de Butrinti - détail

 

L’ auteur du message international de la Journée Mondiale du Théâtre 2013

est l’auteur italien, Prix Nobel de Littérature, Dario Fo

 video: message de Dario Fo lu en français

Message de Dario Fo

Le pouvoir a naguère voué les comédiens à l’intolérance et les a chassés hors de leur pays.

Les acteurs et les troupes peinent aujourd’hui à trouver places, théâtres et public; tout cela à cause de la crise.

Les gouvernants n’ont donc plus à se préoccuper de contrôler ceux qui s’expriment avec ironie et sarcasme, car les acteurs n’ont plus ni espaces, ni parterres à qui s’adresser.

Au contraire, pendant la Renaissance en Italie, les dirigeants avaient beaucoup de mal à maîtriser les comédiens, qui jouissaient d’un public très large.

On sait que le grand exode des comédiens advint au siècle de la Contre-Réforme, qui décréta le démantèlement de tous les espaces théâtraux, en particulier à Rome, où on les accusait d’outrage à la ville sainte. Le Pape Innocent XII, sous la pression de la frange la plus conservatrice de la bourgeoisie et des hauts représentants du clergé, avait ordonné, en 1697, la fermeture du théâtre de Tordinona, sur la scène duquel avaient eu lieu, selon les moralistes, le plus grand nombre de spectacles obscènes.

Du temps de la Contre-Réforme, le cardinal Charles Borromée, en fonction dans le nord de l’Italie, se consacra de façon prolifique à la rédemption des « enfants milanais », établissant une distinction nette entre l’art, forme la plus haute d’éducation spirituelle, et le théâtre, expression du profane et de la vanité. Dans une lettre adressée à ses collaborateurs, que je cite de mémoire, il s’exprime plus ou moins en ces termes : « Nous qui sommes résolus à extirper la plante maligne, nous avons tâché, en jetant au feu les textes aux discours infâmes, de les extirper de la mémoire des hommes, et de poursuivre aussi ceux qui ont divulgué ces textes en les imprimant. Mais, évidemment, pendant que nous dormions, le démon œuvrait avec une nouvelle ruse. Combien l’âme est plus imprégnée par ce que les yeux voient, que par ce que l’on peut lire dans les livres de ce genre! Combien le mot, dit avec la voix et le geste approprié, blesse plus gravement les esprits des adolescents et des jeunes filles, que la parole morte imprimée sur les livres. Il est donc urgent de chasser de nos villes les gens de théâtre comme on le fait déjà pour les esprits indésirables”.

Ainsi, la seule solution à la crise réside dans l’espoir d’une grande chasse aux sorcières contre nous, et surtout contre les jeunes qui veulent apprendre l’art du théâtre: ainsi naîtra une nouvelle diaspora de comédiens, qui tirera sans doute de cette contrainte des bénéfices inimaginables pour une nouvelle représentation.

Traduction: Etienne Chantoin, Alice Gardel et Florian Maganza

 
 
 
Theatre Cultures
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Programme culturel du Palais Brancovan de Mogosoaia

Mars

2.03 – 30.04 Maria Monica Vaida: Il n’y a que le rythme; tapisserie. Espace de L’ancienne Cuisine

3.03 – 3.04 Nistor Coita : Atelier 2000 -2011. Parterre du palais, curateur Madalina Mirea

3.03 – 3.04 Camelia Comsia: La saison des gris, peinture, Gallerie du Belvédère

10.03 – 10.04 Lucian Butucariu, Madalina Papastere, Sous le signe de Murano, magie du verre , Maison des Arts

Avril

1.04 – 7.04 Sur le chemin de la gloire, Concours musical pour les jeuns interprètes, III ème édition: instruments à cordes, piano, instruments à vent, formations trio, quatuor, Espace muséal, salle des tapisseries

6.04 – 10.05 Florin Ciubotaru : En cours de route. Parterre du palais

6.04 – 10.05 Henry Mavrodin : Instantané blond avec inclination á 45 degrès. Gallérie du Belvédère

7.04 – 12 .05 Dan Popovici : Ecritures en verre, Espace de l’ancienne Glacière, curateur Cristina Bolborea

14.04 – 30.05 Robert KötelessHyperstar et d’autres signes, Maison des Arts

14.04 – 20.05 Mihai Tzopescu : Les portraits de lumière, sculpture en verre, espace de L’ancienne Cuisine

21. 04 Concert des lauréats du Concours musical de 2012, Espace muséal

28. 04 Concert de musique ancienne: la guitare, le luth, le théorbe

Mai

10 .05 La Roumanie Royale, une page de l’histoire. Visite guidée dans l’exposition de photos historiques

10.05 – 10.07 Résidence accordée à un graphiste de Salzburg. Studio des artistes

11.05 Elena et Marcel Scutaru : Figures et images, Gallerie du Belvédère

12.05 Concert Arcangello Corelli : L’ Integrale des sonates pour violon

18.05 – 30.06 Silvia Radu: Le jardin aux anges. Sculptures et peintures récentes, curateur Dan Haulica

19.05 Concert: François Poulenc, Les sonates pour piano et hautebois, clarinette, flûte

19.05 – 30.06 Catalin Hrimiuc : In vitro (sculpture en verre optique) Espace de la Glacière

25.05 Récital Horia Mihail : Beethoven, Paul Constantinescu

4, 11, 18, 25 Ateliers pour les enfants: métiers et créativité aux Serres Bibesco

4, 12, 19, 26 Le théatre du grand noyer (spectacle musical avec marionettes pour les plus petits)

26.05 – 20.07 Cosmin Moldovan : Le quotidien fabuleux, sculpture, L’ancienne Cuisine

Juin

2. 06 Jazz et créativité musicale pour les enfants Mircea Tiberian & les amis du Jazz

2.06 – 30.06 Marcel Lupse : HERBOLARIUM peinture et objets, Maison des Arts

9.06 Concert de Jazz Dan Ardelean et ses invités; Quelques histoires du jazz

15.06 – 15.08 Résidence accordée a un artist visuel de Düsseldorf

2, 9, 16, 23, 30 Le théatre du grand noyer, Les mousquetaires, théâtre de marionettes

1, 8, 15, 22,29 L’école Agathonia, Les petits maîtres potiers dans le parc du palais

Juillet

6.07 – 1.08 Rétrospective de peinture Alexandru Chira : Penser peinture; des sens cachés, curateur Pavel Susara

6.07 – 30.08 Marius Bacriu : Ailes et envols, sculpture, intervention dans l’espace muséal

7.07 – 8.08 Daniela Codita Muhr : Parcours. peinture, Maison des Arts

29.07 – 30.08 Stefan Radu Cretu : Etude sur le mécanique du vivant, sculptures, collages. La Cuisine

Tous les jeudis : Rencontre des petits artisans en vacances

Tous les dimanches : Le théatre de marionettes au grand noyer

Août

3.08 – 3.09 Artistes de la Generation ’67. Parterre du palais, espace Belvédère, Curateur M. Mirea

11 .08 – 12.09 Aniella Ovadiuc, G. Cozma Portraits en céramique, Maison des Arts

11.08 – 30.09 Ioana Stelea : Memoires en verre gravé. Espace de la Glacière

16.08 – 30.08 Atelier international de céramique

Tous les jeudis : Rencontre des petits artisans en vacances

Tous les samedis : Hors concours; les jeux du ballon et celles de l’imagination

Tous les dimanches : Le théatre de marionettes au grand noyer

Septembre

8.09 – 15.10 Exposition internationale de céramique. Parterre du palais, curateur Cristina Rusu

8.09 – 10.10 Tiberiu Mangutza : Dans l’univers de Hiéronymus, espace Belvédère

8.09 – 15.10 Elena Lot Vlad : Sculptures en céramique, Espace de L’ancienne Cuisine, curateur M. Mirea

15.09 – 15.10 Valeriu Mladin : Bestiarium politique, peinture, dessins, curateur M.Plamadeala

Octobre

2.10 – 30.11 Silviu Batariuc : Peinture, icône, poésie, espace Belvédère

12.10 – 30.11 Cristina Bolborea : Terres de pipes et d’Orient, espace de la Glacière

13.10 – 20.11 Dinu Campean : Retrospective de sculpture, Espace de L’ancienne Cuisine, curateur Aurelia Mocanu

19.10 – 20.11 Ioachim Nica : Le dessin contemplatif, Parterre du palais

19.10 – 20.11 Symon Gyorgy: Lithograpies, Maison des Arts

Novembre

23.11 – 30.01 2014 Dan Constantinescu : Effigies á travers le temps, peinture, Palais

23.11 – 20.10 Gheorghe Maftei, Sculpture, La Cuisine, curateur M. Plamadeala

24.11 – 20.01 Mirela Iordache : Image et signe dans la peinture de la jeune generation. Maison des Arts , curateur Mihai Plamandeala

Site du Palais de Mogosoaia

Dramaturgie arabe contemporaine

"The Trap" Photo © Sabrine Mukarker

Dans le cadre de Marseille-Provence 2013, la Friche Belle de Mai conduit le projet Dramaturgie arabe contemporaine qui met en œuvre un large programme de diffusion, de création et d’édition de textes retenus par un comité de lecture réunit en 2012 à Avignon. La MAV soutient le programme de traduction de ce projet dont nous voulions saluer le premier Acte : la création cette semaine à l’El Teatro de Tunis des trois textes retenus par le comité de lecture et leur parution, dans une édition bilingue, aux éditions Elyzad de Tunis, dirigées par Elisabeth Daldoul.

9 textes arabes traduits en français et publiés

Avec le concours de la Maison Antoine Vitez, Les Editions Elyzad, les Editions Jidar 4, la Réplique et Radio Grenouille

Des traducteurs ou des binômes de traducteurs, choisis par les porteurs du projet et la Maison Antoine Vitez, proposeront d’ici mars 2013 une version française de 7 textes de théâtre sélectionnés :

Hello veut dire, de Tarek Elbacha (Liban) : traduit de l’arabe par Marie Elias avec la collaboration de Laurent Muhleisen

Pronto Gagarine de Nidhal Guiga (Tunisie): traduit de l’arabe par Natacha de Pontcharra

Bye Bye Gillo de Taha Adnan (Maroc): traduit de l’arabe par Mohamed Hmoudane avec la collaboration de Laurent Muhleisen

Sous X de Samia Amami (Tunisie) : traduit de l’arabe par Hamdi HEMAIDI avec la collaboration de Natacha de Pontcharra

Les petites chambres de Wael Kaddour (Syrie) : traduit de l’arabe par Hala Omran et Wissam Arbache

La peur de Hatem Hafez (Egypte) : traduit de l’arabe par Jumana ElYasiri

La Maison d’Arzé Khodr (Liban): traduit de l’arabe par Leila ElKhatib

Les Editions elyzad, Jidar 4 et le Friche la Belle de Mai s’unissent pour proposer une publication bilingue arabe / français de ces textes d’ici fin 2013.

En parallèle, la Réplique, collectif d’acteurs en région PACA et Radio Grenouille s’associent pour faire découvrir les auteurs et dramaturges du monde arabe à travers l’émission Ramdam, dans laquelle interviews d’auteurs et lectures d’extraits de leurs textes sont mis en perspective pour un éclairage nouveau sur l’actualité culturelle, politique et sociétale du monde méditerranéen.

Projet développé grâce au soutien de la Région Provence-Alpes-Côtes d’Azur, du Conseil Général et de la Maison Antoine Vitez.

Première édition d’un festival africain de toutes les danses

VIDEO

Ouagadougou International Dance Festival
Le festival de toutes les danses
Première Edition 2013

La chorégraphe burkinabè de renommée mondiale, Irène TASSEMBEDO, crée du 19 au 26 janvier 2013, un festival international consacré à la danse au Burkina Faso.

Les créateurs africains sont aujourd’hui davantage présents sur les scènes internationales, ce qui leur permet d’enrichir et de diversifier leurs œuvres au contact des danses et chorégraphies des autres continents. À l’inverse, de nombreux artistes chorégraphiques européens et américains s’inspirent de danses africaines, qu’elles soient traditionnelles, modernes ou contemporaines.

Mais si quelques danseurs d’Afrique voyagent à travers le monde, la plupart des artistes et du grand public de ce continent connaissent mal ou pas du tout les danseurs et chorégraphes d’ailleurs, des diasporas africaines des Caraïbes, Amériques et d’Europe…

En réponse à ce constat, Ouagadougou Internationale Dance Festival a créé un événement annuel d’envergure internationale consacré à la danse, localisé à Ouagadougou, qui réunira des artistes de haut niveau provenant du monde entier et notamment du continent africain et des diasporas africaines.

L’objectif général est de contribuer au développement et à la diffusion de l’art de la danse dans toutes ses diversités, au Burkina Faso, en Afrique et dans le monde, par la création d’un évènement africain inédit d’envergure internationale.

Cet évènement contribuera à changer l’idée que le grand public se fait de la danse, en lui présentant des formes artistiques variées de cet art, sélectionnées pour leur haut niveau de qualité, dans le souci de montrer la plus large diversité d’origine, d’inspiration et de style : de la danse traditionnelle à la danse contemporaine, en passant par les danses urbaines (street dance, hip-hop, breack dance, crumping, coupé-décalé…), la comédie musicale, etc.


LE FESTIVAL :

« L’Afrique, réputée dans de nombreux pays comme un important berceau du rythme et de la danse, ne possède pas encore un rendez-vous festivalier régulier d’envergure internationale centré sur l’art de la danse. Beaucoup des danseurs africains qui ont dû quitter leur continent font partie aujourd’hui des plus grandes compagnies sans pour autant avoir la possibilité de revenir en Afrique et d’avoir un espace où montrer leurs expériences ainsi que leurs créations.

C’est pourquoi Irène Tassembédo et son équipe ont conçu ce projet de créer au Burkina Faso, pays africain de la danse, un festival annuel, ouvert à toutes les disciplines et formes de la danse, sans restrictions, et en donnant une place particulière aux diasporas africaines du monde entier.

De par son caractère multiculturel, son souci de faire vivre les patrimoines africains et son inscription dans le présent, Ouagadougou International Dance Festival (OIDF) entend revenir à la danse d’expression plurielle. Le festival se pense comme un espace de rencontre, de création, de transmission, de partage et de métissage des cultures, des formes et des techniques dans le champ de la danse.

L’OIDF sera également un lieu d’initiation pour les spectateurs, les chorégraphes et les danseurs au profit desquels seront organisés des moments d’échange avec les artistes, des stages, des workshops-conférences, lectures démonstrations, projections de films, expositions de costumes et instruments de musique.

Cet évenement contribuera à mener un travail aupres du grand public, populaire et familial , non habitué à voir des spectacles de danse, en lui présentant des formes artistiques variées sélectionnées pour leur haut niveau de qualité, dans le souci de montrer la plus large diversité d’origine, d’inspiration et de style dans l’art de la danse : de la danse traditionnelle à la danse contemporaine, en passant par les danses urbaines (street dance, hip-hop, break dance, crumping, coupé-décalé…), la comédie musicale, etc. Le tout dans des conditions festives et à coût réduit, accessible à tous.

Le festival sera un moment fort de la vie culturelle du Burkina Faso bénéfique à de nombreux acteurs : pour les artistes avec l’opportunité de création et de diffusion de spectacles, mais il contribuera également au développement durable de ce pays dans les secteurs de la culture et du tourisme, en donnant lieu à de nombreux emplois artistiques, techniques et dérivés….

Bon spectacle à tous !


Artistiquement,


L’équipe de l’OIDF

 »


LA PROGRAMMATION

SyriArt, 101 oeuvres pour la Syrie

du 17 au 20 janvier à l’Institut du monde arabe

lundi 21 janvier : vente aux enchères au profit des victimes civiles de la répression en Syrie

Comment ne rien faire face à la situation en Syrie ? En janvier 2013, l’IMA exposera les œuvres de cinquante artistes qui ont justement décidé de ne pas être impuissants ou silencieux face à une guerre qui a fait 37 000 morts en vingt mois. Tous ont fait don d’une peinture, d’une photo ou d’une vidéo qui sera exposée puis vendue au profit des victimes civiles de la répression en Syrie.

Refusant l’indifférence, l’association SyriArt, 101 oeuvres pour la Syrie (loi de 1901), créée pour l’occasion, a mis en oeuvre – en partenariat avec la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH) – le projet de cette vente aux enchères, organisée par la prestigieuse maison de vente Pierre Bergé & Associés, le 21 janvier 2013, dans la salle du Haut Conseil de l’Institut du monde arabe et précédée, du 17 au 20 janvier, de trois jours d’exposition des oeuvres.

Pourquoi des artistes ? Écoutons Antoni Tàpies : « La peinture peut être un éclair de soleil en pleine bourrasque […]. Elle peut être le pas d’un homme sur le chemin de la vie ou, pourquoi pas, un pied qui frappe le sol pour dire “assez”. Elle peut être l’air doux et rempli d’espérance du petit matin ou l’aigre relent qui sort d’une prison, les tâches de sang d’une blessure ou le chant de tout un peuple dans le ciel […] ».

Tous les plasticiens participant à SyriArt, 101 oeuvres pour la Syrie sont des artistes originaires du monde arabe et des diasporas. Ce choix montre, d’abord, à travers ceux qui ont accepté d’offrir une de leurs œuvres, la solidarité des sociétés civiles de la région envers les Syriens ; il illustre, aussi, l’immense créativité qui est celle des artistes originaires du Proche-Orient, du Golfe et du Maghreb, lesquels émergent de plus en plus sur la scène internationale, nourris par une dynamique sans précédent. Qu’ils créent chez eux ou à New-York, Londres, Berlin, Paris ou Singapour, leurs œuvres viennent donner du sens à la quête de modernité culturelle des sociétés arabes et au refus du repli identitaire.

CONTACT José Garçon / josegarcon@hotmail.fr / SyriArt@gmail.com

Institut du Monde Arabe

MINASSA Plateforme pour le théâtre arabe d’aujourd’hui

Minassa, plateforme pour le théâtre arabe aujourd’hui

منصة، للمسرح العربي اليوم

Pays participants : Tunisie. Liban, Syrie, Palestine, Egypte, Irak

La pratique artistique et la pratique religieuse ont ceci en commun qu’elles prétendent toutes les deux donner à la vie un sens qui ne peut être perçu sans elles.

Dans un cas comme dans l’autre, ce qui compte ce n’est pas notre jugement, mais notre présence consciente et immédiate au monde en devenir. Aujourd’hui, des jeunes de tunisie, d’Egypte, de Palestine, du liban, de Syrie et d’Irak, vont se rencontrer, confronter leurs expériences et leurs différences, se rassembler sans se ressembler, dans un espace qui a les mêmes contours pour tous : le théâtre et la révolution arabes d’aujourd’hui. mais être jeune, aujourd’hui, n’est-ce pas le cas de tout le monde ? Ne sommes nous pas, tous, novices et peu avertis devant ce monde arabe qui réinvente ses désirs et la façon de les exprimer, et dont nous ignorons le destin comme nous avons ignoré son avènement ?

« Le concept trop galvaudé de participation du public à l’acte théâtral a besoin d’être inversé. Que les artistes participent à l’acte du spectateur, qu’ils questionnent le théâtre en se mettant dans la salle et deviennent à leur tour des citoyens en face de l’image que leur renvoie la scène. C’est l’invitation (et le défi) que Minassa propose à ceux et celles qui en seront les actants. »

Roger Assaf

La programmation par théâtre :

Aux Théâtre Monnot, Théâtre Montaigne (IFL), Théâtre Tournesol (Shams) et à la Zico House
Programme détaillé également sur : http://www.shamslb.org/
https://www.facebook.com/masrah.monnot
Informations et réservations au : 01 420 234 (IFL) / 01 421 875 (Monnot) / 01 381 290 (Shams)

LE CORPS DÉCOUVERT

"Le Corps découvert" exposition. Institut du Monde Arabe, Paris

LE CORPS DÉCOUVERT

exposition (film de l’exposition)

Prolongation jusqu’au 26 août 2012

INSTITUT DU MONDE ARABE
1, RUE FOSSÉS ST-BERNARD
Place Mohammed V
75005 PARIS 05

Présentation

L’IMA présente, une grande exposition d’art moderne et contemporain sur le thème de la représentation du corps et du nu dans les arts visuels arabes. La représentation du corps dans les arts visuels arabes constitue une matière jusqu’ici ignorée, une sorte de terra incognita pour le moins inexplorée. On aurait ainsi pu s’attendre à ce que ces représentations n’existent pratiquement pas dans la peinture arabe ; or, à travers le corps, c’est tout un pan méconnu d’une riche iconographie qui vient à se découvrir.

C’est à cette quête et à cette découverte tout à la fois, que sera convié le public d’une exposition pleine de surprises, Le Corps Découvert. Cette exposition a pour ambition de rassembler, sur deux étages, une large sélection d’oeuvres et de médiums permettant d’aborder cette question de manière synchronique et diachronique à la fois.

De la même manière qu’il s’est pris naguère d’un intérêt soudain pour les artistes chinois ou les artistes indiens, le monde de l’art s’est récemment tourné vers les créateurs arabes. L’Institut du monde arabe, organisateur depuis vingt-cinq ans qu’il existe, de plus d’une centaine d’expositions d’artistes arabes ne peut, bien sûr, que se féliciter d’un engouement auquel il ne se sent certes pas étranger.

Avec Le Corps Découvert, l’IMA entend présenter à son public, une exposition qui, à travers ce thème ample, complexe et fondamental à la fois, embrasse tout un siècle de peinture arabe ou, plus exactement, de pratique des arts plastiques. Car lorsque l’on parle ici de peinture, on entend le mot dans l’acception européenne ou occidentale du mot, bien évidemment, c’est-à-dire, selon celle qui est désormais reçue sur la scène internationale, à présent mondialisée.

Artistes

Sundus Abdul Hadi, Tamara Abdul Hadi, Adel Abidin, Inji Afflatoun, Aram Alban, Shadia Alem, Abdel Hadi Al- Gazzar, Sama Alshaibi, Mohand Amara, Ghada Amer, Mamdouh Ammar, Angelo, Antranik Anouchian, Asaad Arabi, Muhamad Arabi, Muhamad Muri Aref, George Awde, Armenak Azrouni, Dia Azzawi, Ismaïl Bahri, Baya, Farid Belkahia, Mahi Fouad Bellamine, Binebine, Zoulikha Bouabdallah, Meriem Bouderbala, Halida Boughriet, Nabil Boutros, Katia Boyadjian, Huguette Caland, Chaouki Choukini, Georges Daoud Corm Murad Daguestani, Kamel Dridi, Nermine El Ansari, Ibrahim El Dessouki, Zena El Khalil, Mohammad El Rawas, Adel El Siwi, Salah Enani, Touhami Ennadre, Tarik Essalhi, Rania Ezzat, Moustafa Farroukh, Sakher Farzat, César Gémayel, Gibran Khalil Gibran, Azza Hachimi, Farid Haddad, Mehdi Halim Hadi, Naman Hadi, Ahmed Hajeri, Taheya Halim, Youssef Hoyek, Hayv Kahraman, Amal Kenawy, Mahmoud Khaled, Majida Khattari, Mehdi-Georges Lahlou, Hussein Madi, Maroulla, Fatima Mazmouz, Sami Mohamed, Mahmoud Moukhtar, Laila Muraywid, Youssef Nabil, Malik Nejmi, Marwan Obeid, Omar Onsi, Mohamad Racim, Adli Rizkallah, Georges Hanna Sabbagh, Muhamad Sabri, Mahmoud Saïd, Khalil Saleeby, Mourad Salem, Mona Saudi, Ihab Shaker, Shawki Youssef , Habib Srour, Salah Taher, Mona Trad Dabaji, Van Léo, Ramsès Younan, Khalil Zgueïb, Lamia Ziadé, Hani Zurob.

Le catalogue

Cette exposition est accompagnée d’une publication riche de textes et d’illustrations, de sorte à élargir l’approche iconographique par d’autres angles essentiels à la compréhension du sujet : la question de la représentation du corps dans les arts visuels arabes : éditeur Hazan/IMA, prix 35 €. Disponbile à librairie de l’IMA.

Informations Pratiques

Salle des expositions, niveau +1/+2
HORAIRES
Mardi, mercredi, jeudi de 10h à 18h
Nocturne le vendredi de 10 h à 21h30
Samedi, dimanche et jours fériés* de 10h à 19h
*IMA fermé au public le 1er mai. IMA ouvert au public le 14 juillet.
Accès bâtiment : entrée principale, côté parvisAccueil caisse : niveau 0
Entrée de l’exposition : niveau 1
TARIFS
Droits d'entrée : 10,50 € (plein), 8,50 € (réduit*), 6,50 € (-26 ans, MDA et RSA)
*Tarif réduit : enseignants et demandeurs d’emplois ;
Entrée libre : Membres de la société des Amis de l’IMA, handicapés, carte ICOM / ICOMOS,
moins de 18 ans, conférenciers, guides touristiques, corps diplomatique arabe et ministère
des Affaires Etrangères et Européennes.
BILLETTERIE
A l’IMA tous les jours sauf le lundi.
Clôture des caisses 45 minutes avant la fermeture des espaces d’expositions.
En vente sur www.imarabe.org
En vente sur le réseau France Billet
www.fnac.com
Fnac - Carrefour - Géant - Magasins U – Intermarché
0 892 684 694 (0,34€/min)
RESERVATIONS GROUPES
Réservations obligatoire 3 semaines à l’avance du lundi au jeudi de 10h à 16h30 :
• Par téléphone : 01 40 51 39 54 et 01 40 51 38 45
• Par e-mail : reservationgroupes@imarabe.org
• Par télécopie : au 01 40 51 34 70
Précisez la date souhaitée, le nombre de personnes et le public concerné.
Tarifs des visites en groupe :
Visite avec conférencier IMA > Droit de conférence : 140€
Visite avec conférencier extérieur > Droit de réservation : 30 €
Droit d’entrée :
> 8,50 € par personne pour un groupe constitué de 10 à 20 participants
> 10,50 € par personne pour un groupe constitué de moins de 10 participants.
Votre demande doit être confirmée avec votre règlement à renvoyer à l’adresse suivante :
Réservations groupes
Institut du monde arabe
Place Mohammed V
1, rue des fossés Saint-Bernard
75236 Paris cedex 05

Théâtre des idées

Photo © Christophe Raynaud de Lage

Théâtre des idées

Fondé sur des interventions dialoguées d’intellectuels, le Théâtre des idées contribue à éclairer certaines questions soulevées par la programmation et à construire un espace critique en résonance avec les thématiques abordées par les propositions artistiques du Festival.

conception et modération Nicolas Truong

GYMNASE DU LYCÉE SAINT-JOSEPH
durée estimé 2h
entrée libre

15 juillet 2012

Éloge du théâtre

avec Alain Badiou, philosophe

Depuis Platon, on sait que la relation entre philosophie et théâtre n’est pas simple. Un des désirs du philosophe est de discerner le réel sous le jeu des apparences, jeu auquel le théâtre, lieu des masques et des faux-semblants, paraît se dévouer. Comment penser philosophiquement le théâtre à partir de ce paradoxe initial ? Quatre ans après son Éloge de l’amour, un philosophe-dramaturge qui voulut être comédien revient sur l’art et la question centrale de la représentation.

18 juillet 2012

Penser la différence

avec Françoise Héritier anthropologue
et Éric Fassin sociologue

À l’heure de la mondialisation des identités, comment penser les différences des cultures, des individus, des genres, des sexualités ? Aujourd’hui, la liberté des femmes et l’égalité entre les sexes sont parfois enrôlées dans la rhétorique du conflit des civilisations. Comment résister à cette instrumentalisation sans renoncer à une pensée critique de la domination masculine ? Et si le barbare, c’est celui qui croit à la barbarie des autres, comment penser la géopolitique du genre et des différences ?

20 juillet 2012

Une nouvelle ère écologique ?

avec Alain Gras socio-anthropologue des techniques
et Stéphane Lavignotte pasteur et directeur de la Maison verte

L’écologie est en panne, dit-on. La crise économique l’aurait reléguée au rang des préoccupations subalternes. Pourtant, la biodiversité est plus que jamais menacée et les effets de la pollution sur la santé sans cesse démontrés. Du tarissement des énergies fossiles au réchauffement climatique, l’activité humaine modifie la géophysique de la planète. Faut-il sortir du mirage d’une certaine idée de la croissance technoscientifique ?

21 juillet 2012

Comment penser et représenter la crise ?

avec Frédéric Lordon économiste et philosophe
et André Orléan économiste

La crise financière est matière à penser tant elle a surpris les économistes, les experts et la plupart des éditorialistes. Mais elle est aussi matière à représenter. Elle sollicite également les artistes, documentaristes, plasticiens, metteurs en scène à qui il revient de trouver les formes expressives susceptibles de hâter la transformation de nos cadres de pensée. Un dialogue entre deux économistes hétérodoxes sensibles à la question de la représentation théâtrale.

22 juillet 2012

Le temps passe-t-il trop vite ?

avec Élie During philosophe
et Étienne Klein physicien

On oppose souvent le «temps des consciences» au «temps des horloges», le temps perçu dans la subjectivité au temps mesuré par la scientificité. Or d’autres temps caractérisent notre modernité : le temps remonté, fabriqué et machiné par l’art, le temps réel du live permanent et des nouvelles technologies, ou le temps historique qui permet de penser notre rapport à l’époque. Entre science et philosophie, une rencontre pour donner du temps au temps.

Pour envoyer vos propres textes sur ces questions et le theatre:
contact@theatre-cultures.com

Traduire : figures du rythme, figures non traduites

Rencontres Non lieux de l'exil

Non-lieux de l’exil

La prochaine rencontre Non-lieux de l'exil se tiendra le 7 mars 2012 :
14h30-17h30, 190 av. de France, 75013 Paris, 6e étage, salle 638
Inscription conseillée : marine.sam@asie-pacifique.cnrs.fr


«Traduire : figures du rythme, figures non traduites»

intervenant de la séance : André MARKOWICZ
 

Que signifie traduire le rythme ? —dans quelle mesure la perception du rythme est-elle transmissible ? quand pouvons-nous parler d’équivalence rythmique ? et que faire pour ce qui reste en dehors de toute équivalence ? —de cet en-dehors que j’appelle « figures », pas même des présences, pas même des contours, —comment faire sentir ces existences non verbales sans lesquelles rien du texte n’a de sens, sans lesquelles le sens et l’auteur se trouvent en exil?

les discutants seront : Arno Renken et Béatrice Gonzales-Vangell

 
  

GONZALES-VANGELL Béatrice, germaniste française, a vécu 23 ans à Berlin. Elle est docteur de l’université de Paris XII en lettres et cultures germaniques, auteur de « Kaddish et Renaissance », Septentrion (2005) et de nombreux articles sur la littérature viennoise du XXe siècle dans son rapport à la mémoire de la Shoah. Elle s’est également intéressée aux intellectuels Juifs des Lumières et de la République de Weimar ainsi qu’aux enjeux intellectuels liés à la période qui suivit la chute du mur de Berlin. Elle est également traductrice littéraire de l’allemand et de l’anglais.

MARKOWICZ André : Traducteur de théâtre, de poésie et de prose, il a traduit une centaine de livres, dont toutes les oeuvres de fictions de Dostoïevski,Eugène Onéguine de Pouchkine et une quinzaine de pièces de Shakespeare (Hamlet, Macbeth, Othello,; Richard II, etc.).Avec Françoise Morvan, il a traduit tout le théâtre de Tchekhov, et Le songe d’une nuit d’été.Son dernier livre,Le Soleil d’Alexandre,chez Actes Sud regroupe deux cents poèmes lyriques de Pouchkine et de poètes de sa génération. Il a publié deux livres de « poèmes non-traduits»,Figures, au Seuil, et, chez Publie.net,Les gens de cendre.

RENKEN ArnoDocteur de l’Université de Lausanne en 2009, maître assistant en littérature allemande moderne et en traductologie, enseigne également àla Haute école des arts de Berne. Il est membre du comitéde rédaction de la revue trilingue Viceversalittératuret participe aux travaux du collectif de chercheur/se/s Groupe de la Riponn qui codirige les collections Par ailleurs et Ripon/off chez Van Dieren Editeur. Parmi ses dernières publications et traductions : Arno Renken, Boris Vejdovsky, «Translation and Strangeness or theStrangeness of Translation»in Genre. Forms of Discourse and Culture, XLIII (3 & 4), 2010, pp. 459-465., Arno Renken, «Oui –et non. Traduction, herméneutique et écriture du doute»In: LarisaCercel(éd) ÜbersetzungundHermeneutik/ Traduction et herméneutique, ZetaBooks, Bucarest, 2009, pp.117-134., Arno Renken, Babel heureuse. Pour lire la traduction, Van Dieren, Paris, àparaître en automne 2011. Bernhard Waldenfels, Topographie de l’étranger. Essais pour une phénoménologie de l’étranger 1(trad. Francesco Gregorio, Frédéric Moinat, Arno Renken, Michel Vanni), Van Dieren, Paris, 2009. ChristiaanL. Hart Nibbrig.

 
 

Les Rencontres Non-Lieux de l’exil sont organisées par POexil (Université de Montréal) en partenariat avec le Réseau Asie – Imasie (FMSH / CNRS) et avec la collaboration du Cardiff Research Group on Politics of Translating (Cardiff University), du programme Russie (FMSH) et des Editions Non-lieu

Informations sur les diverses rencontres (extraits vidéos, images, documents) :  http://fr-fr.facebook.com/NonLieuxDelExil

18ème Salon francophone du livre de Beyrouth 2011

 
 
 
 
 

“LES MOTS DE LA LIBERTÉ”

Invité d’honneur : Belgique Wallonie – Bruxelles

Beyrouth, du 29 octobre au 6 novembre 2011

 
 
 

Édito du salon

Le 18e Salon du livre francophone ouvre ses portes.

18e, déjà ! Cet évènement cher au cœur des Libanais est désormais bien planté dans le paysage, comme le figuier géant dans « L’arbre » de Julie Bertuccelli, projeté à Beyrouth fin septembre, comme les architectures monumentales des frères Schuiten, maîtres belges de la bande dessinée, qui nous font l’honneur, avec d’autres, d’être au Liban cette année.

18e édition : le Salon francophone est devenu une évidence, un roc sur lequel s’appuyer, un îlot de stabilité dans un monde en mouvement, secoué par les tempêtes. Comme il est important de pouvoir compter sur les évidences qui nous entourent ! Elles sont si peu nombreuses ! Même si l’on sait que l’évidence est souvent trompeuse : rien n’est évident, tout est une question de choix, de volonté, d’engagement. L’évidence n’existe pas. L’arbre peut être déraciné, le sol peut s’ouvrir sous nos pieds. La francophonie, le trilinguisme, richesses du Liban, sont des défis quotidiens, des promesses qui doivent chaque jour être renouvelées.

C’est pour cela qu’il faut venir et revenir au Salon du livre, en famille, seul ou avec ses amis. Pour parcourir les stands, rencontrer des auteurs, participer aux conférences et aux ateliers. Mais surtout pour s’offrir une belle récompense et retrouver la force, au moins une fois par an, de tenir toutes nos promesses.

Aurélien Lechevallier
Conseiller de coopération et d’action culturelle
Directeur de l’Institut français du Liban

 
 

Dans l’esprit de tous les Libanais, le Salon du livre de Beyrouth reste l’espace privilégié de rencontres et de dialogue autour de la culture francophone. La 18e édition ne fait pas exception et cette année encore, peut-être devrais-je dire cette année plus que jamais grâce à la présence remarquable de notre invité d’honneur : Belgique-Wallonie-Bruxelles, ce Salon est l’occasion d’échanges de qualité et de valorisation de la francophonie, de sa littérature, de ses passeurs.

La participation de Belgique-Wallonie-Bruxelles nous réjouit puisque nous accueillons des auteurs et des œuvres qui apportent un souffle artistique inédit au Salon. Des auteurs occidentaux, les frères Schuiten, Philippe Berthet et Marc Lévy côtoient les auteurs méditerranéens comme Khaled Al-Khamissi, Farouk Mardam Bey ou encore Alexandre Najjar. Les nombreuses signatures, conférences, rencontres, expositions et animations au programme permettent de vérifier la vitalité de ces auteurs et artistes francophones, qui viennent se mêler aux livres avec bonheur.

Saluons enfin le rôle essentiel de nos amis libraires, éditeurs et diffuseurs qui contribuent sans aucun doute à la réussite de ce Salon et qui se sont investis pleinement pour satisfaire notre curiosité et notre appétit littéraire. Ils sont les indispensables médiateurs de la langue française au Liban.

Que ce Salon soit l’occasion d’approfondir notre connaissance de la francophonie et un beau moment d’échanges pour tous.

Pierre SAYEGH
Président du Syndicat des Importateurs de livres