
Profession de foi
Obstinée magnifique, Pol Pelletier revient en force, portée par l’éclat poétique des mots de Jovette Marchessault et enveloppée des musiques intemporelles de Jean-Jacques Lemêtre. La pérégrin chérubinique, présentée dans une ancienne église, révèle la lente agonie et la violente extase mystique d’une femme en pèlerinage.
D’une richesse inouïe, la prose crépusculaire de Jovette Marchessault fait de cette expérience un moment d’une beauté inspirante. Présence lumineuse, Pol Pelletier éclabousse le confort du spectateur, s’empare de l’autel pour l’embraser et nous galvaniser. Lemêtre, infatigable chercheur de sons, l’accompagne dans cette fête sauvage aux allures de cérémonial.
Agissant comme un baume en ces temps incertains, le spectacle se révèle une pure joie, un voyage spirituel bouleversant à l’aune d’une civilisation en déclin. Trois êtres d’exception pour un acte de résistance face à la morosité et à la médiocrité, une aventure théâtrale d’une grande intensité.
Église Sainte-Brigide
6 juin – 20 h 00, 7 juin – 20 h 00, 8 juin – 20 h 00, 9 juin – 20 h 00
Durée : 1 h 15
En français
Tarif régulier : 35 $, 30 ans et moins / 65 ans et plus : 30 $ Acheter en ligne
En parallèle: Rencontre avec les artistes en salle après la représentation du 7 juin
Message de Pol Pelletier à tous les spectateurs
Jovette Marchessault + Pol Pelletier
Trio de choc
Depuis plus de 35 ans, Pol Pelletier enchante le théâtre québécois. Elle cofonde le Théâtre Expérimental des Femmes, après avoir été du noyau de base du Théâtre expérimental de Montréal avec Ronfard et Gravel. Elle a écrit et joué en 1976 dans le mythique collectif La nef des sorcières, brûlot radical et engagé. Dans les années 1980, elle instaure le Dojo, espace unique d’entraînement pour acteurs. Au cours des années 1990, les publics du FTA ont été chavirés par les spectacles-fleuves Joie (1993) et Or (1997). Océan complète cette trilogie où elle raconte l’histoire du théâtre, des femmes et du Québec par le biais de son parcours d’artiste. Pol Pelletier a présenté Nicole c’est moi de 2004 à 2008 au Québec ainsi qu’en France, où a également été créé Une Contrée sauvage appelée Courage. En 2011, elle crée La Robe blanche et L’Événement.
Jovette Marchessault est écrivaine, peintre et sculpteure. Elle s’est attachée à décrire d’importantes figures féminines de l’histoire : La terre est trop courte, Violette Leduc (1981), Alice et Gertrude, Natalie et Renée et ce cher Ernest (1983), Anaïs dans la queue de la comète (1985). Elle a obtenu le Prix du Gouverneur général en 1992 pour Le voyage magnifique d’Emily Carr.
Jean-Jacques Lemêtre, complice d’Ariane Mnouchkine, compose les musiques des spectacles du Théâtre du Soleil depuis 1979. Multi-instrumentiste prodigieux ainsi qu’inventeur de sons, il interprète ses compositions sur scène. On l’a vu à Montréal notamment dans Le cycle des Atrides (1990) et Tambours sur la digue (1998), présentés au Festival de théâtre des Amériques.
Échos des médias
« On connaît le charisme de Pol Pelletier. Ses moyens d’expression sont immenses et comme elle ne porte sur scène que des paroles qu’il lui est urgent de dire, ses spectacles sont des rituels d’une intensité chamanique. Ils tiennent de la quête de justice et de guérison autant que de l’accomplissement esthétique. […] On sait cette artiste sans moyens financiers. Le Québec doit l’accompagner, il ne peut se priver d’une voix aussi distinctive et forte. »
Jean Saint-Hilaire, Cyberpresse, 19 novembre 2011
À PROPOS DE CONTRÉE SAUVAGE APPELÉE COURAGE
« Immense tragédienne francophone, auteure, égérie de la scène québécoise… »
Eric Premel, Paroles d’Hiver
« C’est un véritable ouragan de vie… Un phénomène qui dépasse, et de loin, les frontières du théâtre. »
Jean-Pierre Han, La Croix
« une des plus magnifiques actrices que je connaisse… Pol Pelletier est unique dans la colonie théâtrale québécoise. On dirait une prêtresse, on dirait aussi une louve. C’est en tout cas une bête de scène… »
Robert Lévesque, Le Devoir
À PROPOS DE LA ROBE BLANCHE
« Pol Pelletier marche en marge de l’autoroute du spectaculaire, se déplace non pas comme une funambule sur un fil de fer exécutant un tour de force, mais comme une poète sur une corde à linge où seraient suspendus les silences et l’inestimable de ce qui n’est pas donné à entendre. Elle le fait avec la grâce et l’abandon de ceux qui savent que la gloire n’a rien à voir avec l’impérieuse nécessité de la mise en péril du corps, de la demeure, d’un art qui n’a d’autre finalité que la manifestation de l’humaine présence au monde. »
Sylvie Nicolas, Le Devoir, 6 juin 2011
« Rencontre magique […]. La femme de théâtre Pol Pelletier et le musicien et compositeur Jean-Jacques Lemêtre ont lancé vers les étoiles un texte vibrant de colère et d’espoir de Jovette Marchessault, La Pérégrin chérubinique. Nonobstant sa simplicité et son label de work in progress, le moment en fut un de haute balistique artistique. On connaît le charisme de Pol Pelletier. Ses moyens d’expression sont immenses et comme elle ne porte sur scène que des paroles qu’il lui est urgent de dire, ses spectacles sont des rituels d’une intensité chamanique. Ils tiennent de la quête de justice et de guérison autant que de l’accomplissement esthétique. »
Jean Saint-Hilaire, Le Soleil, 19 novembre 2008

